Le Ramadhan le plus sanglant depuis 10 ans
29/08/2011 00:24 par nabile
Le Ramadhan 2011 restera dans les annales au vu des nouveaux indices sécuritaires. La multiplication remarquable des attentats spectaculaires laisse penser a priori que les groupes armés se sont redéployés. Ainsi, et après une légère accalmie constatée notamment en juin, les terroristes ont signé leur retour en force dès le 4 juillet en Kabylie, avant d’ensanglanter toute la région, de Boumerdès à Azeffoun, en passant par Tigzirt, Dellys, les Issers, Bordj Menaïel Maâtkas, Azazga et Bouira. Viendra ensuite le mois de carême où les groupes armés passent aux procédés les plus meurtriers, à savoir les attentats à la bombe et les attentats kamikazes à proximité de casernes, de cantonnements de gardes communaux et de commissariats de police. Mieux, les sbires de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb sont passés à un mode opératoire ciblant les personnes, y compris celles qui ne sont plus au front de la lutte antiterroriste. Mais devant un décompte des plus macabres, le Ramadhan 2011 demeure le plus sanglant et nous rappelle les années 1990 quand la sinistrose avait pris le dessus chez la population. Le double attentat kamikaze perpétré vendredi à l’École interarmes de Cherchell (Tipasa), à lui seul, a fait 18 morts et des dizaines de blessés. La veille, ce sont deux policiers et un militaire qui ont été tués dans deux attentats distincts à Bordj Bou-Arréridj. Les deux policiers étaient en faction devant une mosquée de la ville à l'heure des tarawih, lorsque des criminels circulant à bord de deux véhicules les ont mitraillés, les tuant sur le coup. Un militaire a été tué et deux autres ont été blessés le même jour par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi de l'armée dans la zone montagneuse de Taouarga, près de Boumerdès. Ciblée mais pas atteinte, la capitale a échappé à plusieurs attentats durant ce mois sacré. En effet, les services de sécurité avaient intercepté et abattu deux kamikazes, à Thénia (Boumerdès), qui s’apprêtaient à rallier Alger pour commettre leur sale besogne. Les groupes armés, qui ont multiplié depuis le début du Ramadhan les attentats spectaculaires, avaient assassiné, le 19 août dernier, trois civils alors que deux autres citoyens avaient été blessés à Maâtkas, à Tizi Ouzou, lors d'un accrochage avec des terroristes venus kidnapper un habitant de ce village. Cinq jours auparavant, Tizi Ouzou a été le théâtre d'un attentat-suicide contre un commissariat de police situé au centre-ville des Genêts. Un attentat, rappelle-t-on, revendiqué par la branche d'Al-Qaïda (Aqmi), et qui avait fait 33 blessés, dont deux Chinois. La riposte des services de sécurité a été immédiate. Trois terroristes seront abattus dans la région de Boumerdès dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la zone de Bouidal, près d'Amal. Des armes et des munitions ont été récupérées à l'issue de cette opération déclenchée sur la base de renseignements fournis aux forces de sécurité. Deux autres terroristes seront également éliminés dans une autre embuscade dans la même zone. Les gendarmes avaient récupéré deux kalachnikovs et des munitions. Entre-temps, un autre groupe armé s’en est pris au chauffeur du chef de sûreté de daïra de Béni Douala, à Tizi Ouzou, et un transporteur de voyageurs de la même région. Mortellement touchées, les deux victimes ont succombé à leurs blessures quelque temps après leur admission au CHU de la ville des Genêts. Le chef de la sûreté de daïra s’en est sorti indemne. Suite à quoi, les éléments dudit groupe terroriste, seront accrochés, le lendemain, au centre-ville de Béni Douala, par des policiers qui ont intercepté leur véhicule. Un citoyen a été blessé lors de cet accrochage. La nuit même, trois terroristes seront abattus à Boumerdès alors que trois citoyens seront lâchement assassinés dans la même localité quelques jours plus tard. Le bilan s’alourdira davantage avec les attentats ciblés contre des individus, notamment les policiers en faction et les GLD. Au moins vingt-cinq morts ont été enregistrés, notamment à Chlef, Sidi Bel-Abbès, Si Mustapha (Boumerdès), Kadiria (Bouira) et Béni K’sila (Béjaïa). Cela, sans compter les fausses alertes à la bombe signalées çà et là, notamment dans la région de Bouira, où la psychose a atteint son summum. D’autres attaques et incursions terroristes ont également eu lieu à Tizi Ouzou et Boumerdès, leur bilan total s’élevant à une dizaine de morts et une vingtaine de blessés.
Les routes connaissent une circulation automobile qui devient difficile après la rupture du jeûne dans plusieurs communes d’Alger.
Dans certains endroits, il est quasiment impossible de circuler à cause des embouteillages qui se forment et s’étendent sur des centaines de mètres. En plus des chefs-lieux de plusieurs communes, des routes nationales et des carrefours situés sur des passages très fréquentés sont difficiles à emprunter. Ainsi, en ce mois de Ramadhan, contrairement aux autres jours de l’année, la circulation routière est devenue encore plus difficile la nuit et plutôt clémente durant la matinée.
Plusieurs chauffeurs ont été pris au piège des bouchons, là où ils les soupçonnaient le moins. C’est le cas notamment de la Moutonnière qui a connu une véritable asphyxie la nuit, à cause du nombre relativement important de véhicules qu’y transitent après l’iftar et les travaux de bitumage engagés.La route menant de la gare routière du Caroubier vers la commune d’El Harrach ne déroge pas à la règle. Des usagers affirment qu’ils mettent plus d’une heure pour franchir des tronçons qu’ils parcouraient, par le passé, en dix minutes.
C’est le cas, notamment, de la rue Larbi ben M’hidi dans la commune d’Alger-Centre ou du boulevard Amirouche. Pour les milliers de badauds qui investissent ces principales artères du cœur de la capitale peu de temps après l’iftar, les travaux du métro et du collecteur du parc de Gallant ont sérieusement compliqué la situation. Même scénario du côté de Bab El Oued, Aïn Benian et Kouba, où les véhicules avancent à pas de tortue. Sur les hauteurs d’Alger, la situation n’est guère meilleure.
Dans la commune d’El Biar, l’encombrement est quasi quotidien à partir de 21h, constate-t-on. Idem pour les communes de Bir Mourad Raïs et Draria. A l’est, c’est la route nationale reliant Alger à Boudouaou qui est constamment bloquée du côté de Réghaïa et devient sérieusement pénalisante pour les habitants. Même cas à l’ouest d’Alger, où l’embouteillage se fait pesant, notamment au niveau du rond-point donnant sur Sidi Fredj. Bien d’autres communes et routes connaissent des bouchons monstres qu’il est difficile voire impossible à gérer et ce, compte tenu des grands flux de citoyens qui viennent de reprendre goût à la vie nocturne. D’ailleurs, faut-il préciser que cette ambiance est provoquée à la fois par le mois du jeûne et la saison estivale.
«Les sorties familiales dans les magasins d’habillement sont devenues sacrées et les randonnées nocturnes, à pied ou en voiture, sont à la mode», dira un jeune habitant de la capitale. Un de ses compagnons fera remarquer que depuis le début de ce mois de Ramadhan, les habitudes des Algérois ont changé. «Les gens veillent jusqu’au matin et ne sortent plus dans la journée, d’où l’encombrement et autant de monde durant la nuit», fera-t-il remarquer.Un rythme qui devrait se poursuivre jusqu’à la veille de l’Aïd, avant que la capitale ne reprenne son cours normal et sa froideur nocturne.
Après le violent séisme et le tsunami du vendredi dernier ayant particulièrement touché les provinces de Iwate, Miyagi et Fukushima situés au nord-est du Japon où les dégâts sont considérables, l’agence météorologique japonaise annonce la possibilité d’une nouvelle réplique d’une magnitude supérieure à 7 d’ici mercredi. Cette éventualité est estimée à 70% par l’observatoire. Elle pourrait être localisée dans le nord de la région du Kantô, c’est-à-dire au nord de Tokyo et non loin des centrales nucléaires posant déjà problème. Par ailleurs, le Schinmoedake, un volcan situé dans le sud-ouest du Japon, est entré hier dimanche en activité, en projetant dans l’air des pierres et des cendres, ont indiqué les autorités locales. Ce volcan qui culmine à 1.420 mètres sur l’île de Kyushu, a de nouveau projeté dans les airs et jusqu’à 4.000 mètres de hauteur des pierres et des cendres après deux semaines d’inactivité. Il s’est déjà réveillé en janvier pour la première fois depuis 52 ans, une reprise de l’éruption qui survient deux jours après le séisme de magnitude 8,9 suivi d’un tsunami qui a frappé vendredi le nord-est du pays, à environ un millier de kilomètres du volcan. Par mesures de sécurité, les autorités japonaises ont restreint l’accès aux régions autour du Schinmoedake. La menace d’un désastre nucléaire continue d’émaner des réacteurs nucléaires japonais fortement endommagés par le terrible séisme qui a frappé le pays du Soleil Levant. Le spectre de Tchernobyl se dessine à travers les fissures provoquées dans les silos atomiques de Fukushima. Une éventuelle mise en quarantaine radioactive est à craindre. Le département d’Etat américain est le premier pays à demander à tout le personnel officiel non indispensable de différer ses déplacements au Japon et appelle aussi les citoyens américains à éviter les voyages de tourisme. Dans cette situation fort alarmante, plus de 10.000 personnes pourraient avoir été tuées lors du séisme et du tsunami dans la préfecture côtière de Miyagi, la plus proche de l’épicentre, annonce le chef de la police locale. Risque d’explosion, l’inquiétude grandit après l’annonce par le gouvernement qu’une nouvelle explosion était possible à la centrale nucléaire de Fukushima en raison de l’accumulation d’hydrogène dans le réacteur. La crainte d’une catastrophe nucléaire grandit au Japon autour de la centrale nucléaire de Fukushima. Deux jours après le séisme et le tsunami dont les victimes se comptent par milliers, les secours affluent vers la zone sinistrée pour rechercher les disparus, particulièrement dans la préfecture côtière de Miyagi, la plus proche de l’épicentre. Une opération de secours massive était en cours pour acheminer quelque 50.000 soldats et sauveteurs, avec 190 avions et des dizaines de navires dans les zones sinistrées de la façade Pacifique. Les autorités s’activaient autour du réacteur nº1 de la centrale nucléaire Fukushima nº1, victime d’une série de problèmes depuis que le puissant séisme et ses répliques à répétitions ont perturbé ses circuits de refroidissement. Des problèmes de température sont apparus et l’armée de l’air américaine a délivré du liquide de refroidissement sur place pendant la nuit. ALERTE ROUGE Pour autant, un niveau de radioactivité mille fois supérieur à la normale a été détecté hier en fin de matinée dans la salle de contrôle du réacteur et le Premier ministre Naoto Kan a ordonné l’évacuation de 45.000 personnes dans un rayon de 10 kilomètres autour de la centrale. L’Agence de sécurité nucléaire et industrielle a indiqué qu’une fusion pourrait être en cours dans le réacteur, situé à 250 kilomètres au nord de la mégapole de Tokyo. Du césium radioactif a, en effet, été détecté aux alentours de cette centrale, ce qui atteste généralement qu’un tel phénomène est en train de se produire, selon un expert. La compagnie d’électricité gérant l’installation, Tokyo Electric Power (Tepco), a reçu pour instruction d’ouvrir les valves du réacteur pour relâcher de la vapeur radioactive et faire retomber la pression interne, anormalement élevée. Cette opération semble avoir une relative efficacité, selon l’Agence. Une autre centrale nucléaire de la région, Fukushima nº2, connaissait aussi des problèmes de refroidissement sur quatre de ses réacteurs et Tepco a pris des mesures de prévention similaires. La population a aussi été appelée à évacuer la zone de cette centrale, située à une douzaine de kilomètres de Fukushima nº1. Le séisme dans le nord-est du Japon devrait avoir un impact «considérable» sur l’économie du pays, a prévenu hier dimanche le porte-parole du gouvernement nippon, Yukio Edano. «Le tremblement de terre devrait avoir un impact considérable sur les activités économiques d’un grand nombre de secteurs», a-t-il averti lors d’une conférence de presse. Le tremblement de terre de magnitude 8,9 et le tsunami qui l’a suivi ont dévasté la côte Pacifique du Tohoku (nord-est), comptant au total pour 8% du Produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie du monde. Nombre d’activités côtières ont été anéanties et les infrastructures ravagées par une vague de dix mètres de haut dans la métropole de Sendai. Pour soutenir l’économie locale, la Banque du Japon a versé dimanche 55 milliards de yen (480 millions d’euros) à treize banques implantées dans la région. La région du Kanto, plus au sud, qui comprend la mégapole de Tokyo et représente 40% du PIB, a été touchée aussi, de façon parfois spectaculaire comme à Iichihara (est de Tokyo), où une raffinerie de pétrole de la compagnie Cosmo Oil a partiellement brûlé. La plupart des infrastructures et bâtiments ont toutefois tenu le choc dans cette zone urbaine stratégique. La filière nucléaire nippone, qui assure entre 25% et 30% de la production électrique nationale, connaît quant à elle la plus grave crise de son histoire depuis qu’une explosion s’est produite samedi dans l’enceinte du réacteur n°1 d’une centrale de la préfecture de Fukushima (nord-est), déréglée par la violence du séisme. Une explosion menace aussi le réacteur n°3 de cette centrale, a prévenu hier dimanche M. Edano lors d’un point presse. Au total, onze des cinquante réacteurs nucléaires du Japon, situés dans les zones les plus touchées, ont été arrêtés et le ministre de l’Industrie a appelé les entreprises à réduire leur consommation «au strict minimum», afin d’économiser les ressources. Il a ajouté que les autorités allaient procéder à des coupures d’électricité ciblées et par rotation, afin d’éviter un black-out. Nombre de firmes nippones ont, par ailleurs, cessé leur activité. Les principaux constructeurs d’automobiles -Toyota, Nissan, Honda, Mitsubishi Motors et Suzuki- ont ainsi annoncé la suspension de l’ensemble de leur production au Japon. Cet arrêt des chaînes de production concerne non seulement les usines situées dans les zones touchées par le séisme mais aussi les autres sites du Japon. Ces entreprises fonctionnent en effet en flux tendu et une rupture d’approvisionnement de la part d’un fournisseur peut empêcher une usine de montage de fonctionner.
Le wali de Tizi-Ouzou, M. Abdelkader Bouazghi, a reçu mercredi dernier une délégation représentant la population du village Tamaghoucht, commune de Beni Douala, qui tenait un sit-in devant le siège de la wilaya pour protester contre le gel du programme PPDRI dont a bénéficie le village depuis 2007. Lors de cette rencontre, tenue en présence du P/APW de Tizi-Ouzou, un nombre de doléances ont été énumérées par les représentants de la population de ce village, à savoir l’ouverture de pistes, le bitumage de la route, le déplacement d’une décharge anarchique à proximité d’une école primaire, la réalisation d’une cantine scolaire, d'un réservoir d’eau... Très attentif à tout ce qui concerne le développement de tous les villages de Tizi-Ouzou, le wali s’est engagé devant les délégués de la population du village Tamaghoucht à étudier les moyens de prise en charge de tous les problèmes posés par ses hôtes. Joignant l’acte à la promesse, M. Bouazghi a instruit sur place les directeurs des services agricoles et de la conservation des forêts à reprendre le dossier du programme PPDRI gelé depuis 2007 à l’effet de concrétiser les projets inscrits dans ce programme, à l’indicatif de ce village qui est, selon ses représentants, exclu des autres programmes de développement PCD et PSD. Le PPDRI destiné pour le village Tamaghoucht, qui sera désormais concrétisé, contient plusieurs projets, notamment l’ouverture d’une voie d’accès aux périmètres d’une longueur de 10 kilomètres dont les travaux seront lancés incessamment, la plantation fruitière (oliviers) sur une superficie de 10 hectares qui devrait être finalisée à la fin du printemps prochain, fournitures de six unités d’élevage apicole, soit l’équivalent de 60 ruches pleines et 60 autres vides accompagnées de leurs accessoires qui seront remis à six bénéficiaires du village à partir du mois de juin prochain et enfin l’octroi de quatre modules d’élevage ovin de contenance de 10 brebis et deux béliers chacun au profit de quatre habitants du même village au début de l’été de l’année en cours.
Un hommage a été rendu mercredi soir au regretté de la chanson chaabie Dahmane El Harrachi lors d’un gala animé par son fils Kamel au Théâtre de la ville de Paris, qui a affiché complet à l’occasion. Une demi heure avant le spectacle, seuls quelques billets étaient disponibles et l’aile réservée aux invitations personnalisées submergée par des dizaines de personnes faisant la queue, a-t-on constaté. Durant presque deux heures, Kamel a interprété des chansons fétiches de son défunt père, dont "ya rayah", reprise en chœur par les mélomanes présents, ainsi que des compositions de son premier album “Ghana Fenou”, un produit essentiellement dédié à son père. Accompagné par une quinzaine de musiciens et chanteurs de son choix l’artiste a fait vibrer une salle archi-comble aux rythmes de "walahi ma drit", "ch'hal ayit mesber" et autre "ila tebghi", des tubes de son album. Visiblement ému au terme du concert, Kamel s'est dit "très satisfait" de cette première prestation au théâtre de la ville de Paris : "C’est à la fois une fierté et un plaisir de chanter devant un tel public, dans la capitale française", a-t-il dit. Dans son fauteuil roulant, Fatma, une septuagénaire accompagnée de sa fille, a fait le déplacement de la région parisienne pour assister au spectacle. "A travers le fils, nous nous remémorions le père, Dahmane, ce géant de la musique chaabie", a-t-elle confié, les larmes aux yeux. Pour le critique spécialisé dans les musiques du monde, Rabah Mezouane, le défunt chanteur a véritablement marqué son époque par des titres devenus des standards ou des classiques. L'auteur de "ya rayah", un succès repris par Rachid Taha et plus récemment par Kamel, est tenu pour "une des figures les plus emblématiques de la chanson de l’exil", a dit ce critique. Prévu initialement le 2 octobre au même lieu et reporté pour des "raisons techniques", le concert de Paris marque le trentième anniversaire de la mort de Dahamne El Harrachi. Chanteur prolifique, Dahmane El Harrachi, de son vrai nom Abderrahmane Amrani, est décédé le 31 août 1980, dans un accident de voiture, sur la corniche algéroise. Selon M.Mezouane, c’est dans les cafés communautaires parisiens que le chanteur, arrivé en France en 1949, se produisait chaque week-end, avec un talent qui faisait l’unanimité parmi la communauté maghrébine. Parmi ses succès indélébiles, "Bahja Bidha", "Dak Ezzine Ala Slamtou", "Zouj Hmamat" et "Erayah", traduite dans plusieurs langues. Son fils Kamel a été un fan de la première heure des chansons de son père. Révélé par les scènes underground parisiennes en 1991, il a hérité de son illustre père cette manière "unique" de jouer de la mandole, selon des mélomanes.
Les membres de l’Assemblée populaire nationale semblent particulièrement préoccupés par la situation politique actuelle. Une grande majorité d’entre eux est persuadée que le pouvoir exécutif s’attelle à trouver une formule pour précipiter la fin de cette législature. Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Toutes les bonnes choses ont une fin, dit l’adage populaire. Mais pour les députés, la fin de leur mandat pourrait avoir un goût amer. Depuis quelques jours, les élus nationaux sont sous pression. La raison : une rumeur persistante qui annonce la dissolution de l’Assemblée populaire nationale dans un avenir très proche. «Il faut comprendre que certains députés, pour ne pas dire la grande majorité, n’auraient jamais eu l’occasion de siéger à l’Assemblée populaire nationale si la vie politique était réellement régie par des règles démocratiques. Ces gens-là sont ici pour leur ventre. Pour ma part, je n’ai nullement besoin des indemnités », expliquait, hier, aux journalistes Mohamed Benhamou, député de Tlemcen élu sur une liste du Front national algérien. En fait, quelques minutes auparavant, Benhamou, dissident du FNA, a déclenché un véritable clash en tenant des propos identiques en séance plénière. Une attaque en règle qui fera réagir un député FLN de Relizane, Belabbas Belkacem. Les travaux, censés être consacrés au débat autour du projet de loi du code communal, tourneront à la foire d’empoigne. Les deux députés s’échangeront insultes, invectives, accusations et même des «toz» à la mode Kadhafi. Les élus ont même failli en arriver aux mains dans les couloirs de l’hémicycle. Piètre spectacle pour une institution censée représenter tout un peuple. Mais que doit-on attendre d’une Assemblée dont l’unique fait d’armes est d’avoir approuvé un amendement de la Constitution dans le seul but de permettre au président de régner à vie ? «La dissolution de l’Assemblée est évoquée depuis le début de cette législature. Louisa Hanoune, qui siège à l’APN, l’a toujours revendiqué. Toutefois, personne n’y a réellement cru. Mais cette fois-ci, les choses sont totalement différentes. Tout le monde parle de changement. Une des étapes principales de ce changement consisterait à mettre un terme à cette législature. Reste à savoir comment cela se déroulera», précisait, hier, un parlementaire d’un parti membre de l’Alliance présidentielle. La Constitution offre au président deux formules : soit la dissolution pure et simple, soit l’organisation d’élections législatives. «Le président de l'Assemblée populaire nationale, le président du Conseil de la nation et le chef du gouvernement consultés, le président de la République peut décider de la dissolution de l'Assemblée populaire nationale ou d’élections législatives anticipées. Dans les deux cas, les élections législatives ont lieu dans un délai maximal de trois (3) mois», précise l’article 129 de la Constitution. «Les députés sont persuadés qu’ils n’iront pas jusqu’au bout de leur mandat. Ils espèrent, toutefois, que le président optera pour l’organisation d’élections anticipées plutôt que la dissolution. Ce serait considéré comme un véritable revers», souligne notre interlocuteur. Hier, dans les coulisses de l’Assemblée, on évoquait un probable discours à la nation que devrait prononcer le président de la République à l’occasion du 19 Mars. Bouteflika devrait statuer sur leur sort samedi prochain. Le week-end sera long et stressant.
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a accusé, dans un communiqué rendu public hier, l’ambassade d’Algérie au Japon d’avoir abandonné les ressortissants algériens alors que ce pays fait face à une menace de catastrophe nucléaire. “La plupart des ambassades ont assisté leurs ressortissants dans leur évacuation lors du tremblement de terre et du tsunami, suivis par une menace nucléaire, qui ont frappé le Japon le samedi 12 mars 2011. Un groupe d’étudiants algériens s’est naturellement rendu, dès dimanche, au niveau de leur ambassade à Tokyo pour être informés et orientés. Ces derniers furent reçus par un agent consulaire qui leur a dit qu’il n’y avait plus personne à l’ambassade. Depuis, les étudiants sont livrés à eux-mêmes”, assure le RCD avant de poursuivre : “Ce n’est que ce mercredi que certains ressortissants ont pu établir un contact par téléphone avec un fonctionnaire leur annonçant que l’ambassade est perturbée et qu’elle ne sait pas encore s’il faut faire venir un avion pour évacuer les Algériens. Il ne semble pas qu’il y ait eu autant d’hésitations quand il a fallu libérer des avions pour transporter les mercenaires de Kadhafi. Entre-temps, tous les vols sont saturés et le prix des billets a doublé.” “Le ministre des Affaires étrangères, qui passe son temps à faire justifier par un fonctionnaire anonyme les exactions du dictateur de Tripoli ou à se persuader de la volonté inébranlable du chef de l’état à garder son pouvoir, aurait été mieux inspiré de rassurer les familles des 144 étudiants algériens accueillis par le Japon et éclairer l’opinion publique sur les mesures prises par nos diplomates à Tokyo”, assène le parti de Saïd Sadi non sans souligner que “ce n’est pas la première fois que nos représentations diplomatiques sont prises en défaut d’information et d’assistance à notre communauté expatriée”. “Quand l’action diplomatique est conçue et dédiée à la propagande et à la surveillance policière, il ne faut pas s’étonner de son inefficacité”, conclut-il. Il est à préciser que le ministère des Affaires étrangères a annoncé hier l’envoi d’un avion spécial pour rapatrier les membres de la communauté algérienne établie au Japon.
De violents affrontements entre les jeunes manifestants et la brigade antiémeutes ont éclaté mardi soir et se sont poursuivis jusqu'à hier, faisant plusieurs blessés. Tout semble calme en cette matinée de mercredi, au lendemain d’une nuit d’émeutes qui a embrasé le quartier de Diar El-Mahçoul, dans la commune d’El-Madania (ex-Salembier), à Alger. Hormis les résidus des pneus brûlés et les gravats qui jonchent encore les rues, rien n’indique que ce quartier était le théâtre d’une nuit d’affrontements. Une nuit où des jeunes sont sortis pour exprimer leur ras-le-bol et réclamer leur “droit au relogement”. Les heurts entre les manifestants et la brigade antiémeutes ont débuté mardi soir vers 19 heures et se sont poursuivis jusqu’à hier, enregistrant des dizaines de blessés. L’odeur du gaz lacrymogène imprégnait encore les cages d’escalier des immeubles. Selon les citoyens rencontrés hier sur place, des bombes lacrymogènes ont été tirées sans discernement et certaines ont atterri même à l’intérieur d’appartements riverains, comme ce fut le cas du domicile sis au bâtiment 10 escalier 4. Cet appartement portait encore les traces de la bombe qui a traversé la fenêtre, brûlant sur son passage le rideau ainsi qu’une couette qui couvrait un jeune homme dans son sommeil. “Il était environ minuit, soudain une odeur inhabituelle m’a réveillé et j’ai trouvé la bombe juste devant le lit. Nous avons passé toute la nuit à l’hôpital Mustapha-Pacha car certains membres de ma famille sont asthmatiques”, déplore le propriétaire du domicile. Les jeunes de la cité Diar El-Mahçoul ne décolèrent toujours pas et menacent de rééditer leur manifestation. “à ce stade, nous n’avons plus rien à perdre, maintenant ils (les responsables) nous poussent à être violents pour faire valoir nos droits”, disent-ils. Et d’ajouter : “Nous ne voulons plus de promesses, mais des solutions. Cela fait trop longtemps qu’on vit dans ces cages à poules.” Vers 12 heures, plusieurs dizaines de jeunes manifestants ont bloqué la route menant de la cité Diar El-Mahçoul vers l’accès principal de l’office Ryadh-El-Feth. Les troupes antiémeutes se sont installées du côté de l’entrée du monument des Martyrs. Surpris, les contestataires qui n’ont pas apprécié leur présence, ont commencé à scander des slogans hostiles à la police. Quelques minutes plus tard, un groupe de jeunes poussant une benne à ordures défoncent les barrières métalliques séparant la chaussée du trottoir. Dans la foulée, une voiture a été incendiée comme en témoigne sa carcasse qui, hier encore, était sur les lieux. Une pluie de pierres et de débris de verre s’abat sur les brigades antiémeutes pendant que de nombreux curieux étaient rassemblés en masse, en contre-bas de la cité. Les policiers ripostent à leur tour avec des jets de pierres, tentant de disperser les émeutiers. C’est la panique. Tout le monde court se réfugier dans les cages d’escalier et les terrasses des immeubles. “Ils nous attaquent”, crie une voix parmi la foule. Il n’est plus question de faire marche arrière. Les éléments antiémeutes avancent et les jets de pierres se font de plus en plus intenses et violents. Les émeutiers reculent mais ne cèdent pas. De temps à autre, des moments de “trêve” s’imposent avant que les jets de pierres ne reprennent. La route est jonchée de pierres et de morceaux de verre. On déplore plusieurs blessés dans les deux camps. Cette fois, l’attaque ne tarde pas. Puis vint encore un autre moment de calme. Une fumée sombre se dégage et se propage dans l’air. Les mêmes scènes ont continué durant tout l’après-midi, donnant naissance à un sentiment de colère mêlé de panique et de peur chez les émeutiers. Au moment où nous mettons sous presse, le quartier de Diar El-Mahçoul vit encore des échauffourées entrecoupées de brefs instants de calme.
La secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, a réclamé, hier, à partir de Tunis «un plus grand espace» pour l’opposition et le discours politique en Algérie. «Nous sommes très satisfaits par la levée de l’état d’urgence, mais nous pensons néanmoins que cela n’est pas suffisant», a-t-elle déclaré sur la télévision privée tunisienne Nessma, à l’occasion de son déplacement de 24 heures en Tunisie. Mme Clinton a souhaité, en substance, que les autorités algériennes accordent «plus d’espace» au discours politique, à l’opposition, à l’intégration économique et au développement des entreprises. «Nous savons qu’il y a une liste de pas à accomplir pour accroître les chances de succès des efforts de réforme en cours et nous espérons les voir franchis dans les semaines et mois à venir», a-t-elle déclaré. L’état d’urgence, en vigueur en Algérie depuis 19 ans, a été levé le 24 février dernier par les autorités qui sont confrontées depuis des semaines à des manifestations et une contestation parfois violente de la rue.
La 14e édition du Salon international de l’automobile d’Alger (Autoexpo) a été ouverte, hier, au Palais des expositions (Pins maritimes) avec la participation d’une quarantaine d’exposants représentant les différents constructeurs d’automobiles dans le monde. Cette manifestation économique, étalée sur onze jours, est organisée par la Société algérienne des foires et expositions (Safex) et l’Association des concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A). La nouveauté de l’édition 2011 de ce salon, qui s’étale sur une superficie de plus de 26 000 m2 répartis sur quatre pavillons, est l’exposition de modèles de voitures de différentes marques, dites écologiques ou vertes. L’autre nouveauté du salon est la décision prise par les organisateurs pour que cette édition soit uniquement «un espace d’exposition de voitures sans vente». L’édition de cette année se tient dans un contexte particulier, marqué par des négociations «avancées» entre les autorités algériennes et des constructeurs d’automobiles étrangers pour la réalisation d’une usine de fabrication de voitures en Algérie.